herzeleid

Avril 2014

C’était une ellipse constante, le cercle vicieux de l’addiction m’avait happé. Chaque soir les murs tournoyaient dans une valse folle, les couleurs étaient plus brillantes, les formes mouvantes, les bruits plus intenses.

Les lendemains étaient une véritable torture: il y avait, sur votre langue ou à travers les tensions lancinantes qui persistaient à l’arrière de votre crâne, les vestiges d’une énième nuit blanche. Le temps et l’espace étaient suspendus, un vertige effroyable vous saisissait, et si vous lâchiez les rennes ne serait-ce qu’une seule seconde, c’était le gouffre.

soalreadytaken:

Untitled, Tara Donovan

The Value of Suffering, Daehyun Kim

❝ Think outside the box! Think outside the box! Who even told you there is a goddamn box? Reconsider what you parrot. Then, think. ❞
Albert Camus, from Notebooks (1958)

nicolas-140:

La Valse, by Camille Claudel (1864-1943), bronze, Paris, Musée Rodin.

Source: https://twitter.com/Lelitamendu/status/471131250624036864

Plus d’ardentes lueurs sur le ciel alourdi,
Qui semble tristement rêver.
Les arbres, sans mouvement,
Mettent dans le loin une dentelle grise. -
Sur le ciel qui semble tristement rêver,
Plus d’ardentes lueurs. -

Dans l’air gris flottent les apaisements,
Les résignations et les inquiétudes.
Du sol consterné monte une rumeur étrange, surhumaine.
Cabalistique langage entendu seulement
Des âmes attentives. -
Les apaisements, les résignations, et les inquiétudes
Flottent dans l’air gris. -

Les silhouettes vagues ont le geste de la folie.
Les maisons sont assises disgracieusement
Comme de vieilles femmes -
Les silhouettes vagues ont le geste de la folie. -

C’est l’heure cruelle et stupéfiante,
Où la chauve-souris déploie ses ailes grises,
Et s’en va rôdant comme un malfaiteur. -
Les silhouettes vagues ont le geste de la folie. -

Près de l’étang endormi
Le grillon fredonne d’exquises romances.
Et doucement ressuscitent dans l’air gris
Les choses enfuies.

Près de l’étang endormi
Le grillon fredonne d’exquises romances.
Sous le ciel qui semble tristement rêver.

Marie Krysinska (1864-1908), Symphonie en Gris. (via leprincelointain)

seelenlos:

performance-sofa:

metallurgies:

timeimmemorial:

Giuliano d’Arrigo, “Northern Hemisphere”,
Florence, San Lorenzo, Old Sacristy, 1442-1446

This fresco shows the night sky over Florence as it looked on 4 July 1442, marking René d’Anjou’s propitious arrival in the city. The artist probably relied on Paolo dal Pozzo Toscanelli’s astronomical advice.

(source)

(via yama-bato)


I WANNA BE DOWN ACAPELLA
BRANDY

La Mosh Ana
Yasmine Hamdan

arabic-music:

ياسمين حمدان - لأ مش أنا اللي أبكي

Je suis le ténébreux, - le veuf, - l’inconsolé,
Le prince d’Aquitaine à la tour abolie
Ma seule étoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la Mélancolie.

Dans la nuit du tombeau, toi qui m’as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d’Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la treille où le pampre à la rose s’allie.

Suis-je Amour ou Phébus ? … Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encor du baiser de la reine ;
J’ai rêvé dans la grotte où nage la sirène…

Et j’ai deux fois vainqueur traversé l’Achéron ;
Modulant tout à tour sur la lyre d’Orphée
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée.

El Desdichado by Gérard de Nerval, Les Chimères (1854)
#yes #nerval 

John Constable — Cloud Study, Early Morning, Looking East from Hampstead.